Comment développer et sécuriser la pratique du vélo à Rouen ?

19 août

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Moyen quotidien de déplacement domicile-travail au début du 20eme siècle, le vélo a occupé une place importante dans les déplacements urbains jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Dans les années cinquante, l’entrée dans « l’ère automobile » et la transformation de l’espace urbain l’ont marginalisé. C’est à partir de 1982, avec l’adoption de la loi d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI), instituant les premiers Plans de déplacements urbains (PDU) que l’enjeu de relancer l’usage du vélo en ville est réapparu. Outil privilégié de planification des déplacements, le PDU doit fixer des objectifs de partage modal et de réduction de trafic de la voiture.

Plusieurs villes françaises ont déjà mis en place des mesures efficaces pour inciter à l’usage du vélo. A Grenoble, les voiries aménagées aux cyclistes sont passées de 25% à 59%, suite à la généralisation du 30 km/h. A Rennes, le Conseil métropolitain a approuvé la création d’une Maison du vélo qui ouvrira en septembre 2019. Ce lieu de près de 180 m2 offrira des services de location et sera un lieu de ressources pour les associations (apprentissage de la mécanique, autoréparation, formation, marquage antivol…). Metz propose une offre de location de vélos pliants pouvant être transportés et pliés, à bord des bus et des lignes de trains. A Bordeaux, le réseau des pistes et bandes cyclables dépasse les 160 km dans la ville intra-muros, ce qui fait de Bordeaux, en 2017, la 6e ville la plus cyclable au monde. La Mairie a créé des « sas » cyclistes aux carrefours pour sécuriser ces zones de conflits entre vélos et voitures. Cet espace qui positionne les cyclistes devant les autres véhicules présente plusieurs avantages : il les rend plus visibles, leur permet de démarrer les premiers et de bien s’insérer dans la circulation, tout en leur évitant de respirer les gaz d’échappements. 

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Rouen accuse encore un retard important en la matière. Par son Schéma Directeur des Aménagements Cyclables (SDAC), la Ville dispose d’un un réseau de 33 kilomètres de pistes cyclables, contresens cyclables, zones de rencontre… Un système de location accessible de 5h00 à 1h00 (avec possibilité de remise des vélos 24h/24) destiné à encourager la pratique du vélo est proposé : Cy’clic. On recense 250 vélos, 496 points d’attache et 24 stations. Le site internet velo.rouen.fr  permet de retrouver des informations sur les différents aménagements cyclables à Rouen, ainsi que sur Cy’clic (avec les disponibilités des vélos par station) et des informations sur la sécurité (équipements obligatoires et recommandés, comportements à adopter…). Ces dernières années, plusieurs aménagements ont été réalisés :

  • Création de 2 bandes cyclables rue Lecanuet (entre place du Général de Gaulle et la rue Beauvoisine),
  • Liaison des centres piétonniers rive gauche et droite par la création de 2 pistes cyclables rue St Sever (entre le cours Clémenceau et la place des Emmurées) et rue Grand Pont (depuis la rue du Gal Leclerc),
  • Création de 2 zones de rencontre quartier des Carmes (place des carmes, rues des Arsins, des Fossés Louis VIII, de la Chaîne, de la Croix de Fer et St Romain) et quartier des Faïenciers (place Hanovre et rue du Grand Feu)
  • Création d’une zone 30 Bd Gambetta (entre les rues d’Amiens et de Fontenay

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La Métropole a mis elle en place 8 « Parcs Vélos » gratuits, accessibles 24 heures sur 24 et sécurisés à proximité de stations de métro, bus et TEOR réservés aux détenteurs de la carte ASTUCE et des aides pour l’acquisition de vélos spécifiques. En mai 2018, la Métropole a annoncé l’achat de 1000 vélos à assistance électrique (pour les trajets longs et à dénivelé important), pliants (acceptés dans les transports en communs), et « cargos » (pour transporter les enfants). Concernant le réseau de pistes cyclables, elle annonce vouloir le renforcer (10 millions d’euros par an vont être investis, au cours de prochaines années), aux 416 kilomètres de voies « empruntables » par les vélos (voies cyclables pures ou partagées), 100 kilomètres vont être rajoutés. 

De nombreuses pistes sont à explorer pour renforcer la pratique du vélo, encore faible à Rouen (même si elle est en progression) par rapport à des villes de même taille :

Identifier un porteur de projet : une « Madame ou Monsieur vélo » bien identifié au sein de l’administration et chargé d’établir le programme d’actions de manière concertée, de le partager puis d’en coordonner la mise en œuvre. 80% des collectivités disposent d’un chargé de mission vélo.

Développer l’offre de stationnement : les arceaux restent l’offre la plus déployée, mais d’autres pistes existent comme les garages à vélos en gare (existe à Rouen) ou des locaux sécurisés dans les parkings auto.

Instaurer une véritable politique municipale de lutte contre le vol de vélos : mise en place d’un schéma de développement des parkings vélos sécurisés sur le domaine public, aide pour le marquage des vélos (bicycode) lors de l’achat d’un vélo, meilleure prise en compte des plaintes par les forces de l’ordre, incitation à la création et à l’amélioration de parkings vélos pour les entreprises, les commerces et les logements collectifs…

Aménager plus de voiries cyclables : il existe pour  cela toute une palette d’outils : zones de circulation apaisée (zones 30), double-sens cyclabes  (30% des collectivités l’ont mis en place), sas cyclistes (94% des collectivités), cédez-le-passage cycliste (53 passages piétons équipés)…

Renforcer les offres de services vélo : plan de déplacement administration (PDA), mise à disposition de vélos pour les agents, développement du service de vélos en libre-service avec un ajout de stations, aides aux particuliers pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE), aide à l’achat de vélos pliants…

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Formule 1, Pierre Gasly va rebondir !

14 août

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Cela couvait depuis plusieurs semaines, la mauvaise nouvelle est tombée lundi. Dans un communiqué de presse laconique, l’écurie Red Bull Racing a annoncé sa décision de rétrograder le coureur bois-guillaumais Pierre Gasly chez sa petite sœur, l’écurie Toro Rosso et ce, dès la prochain Grand Prix qui aura lieu en Belgique le 1er septembre prochain. Il sera remplacé dans l’équipe phare par le pilote Thaïlandais Alexander Albon. L’écurie tournée autour de sa star Max Verstappen, a laissé peu de place à Pierre Gasly qui n’a jamais réussi à s’imposer. Ses résultats, pourtant corrects (il est actuellement 6ème au classement général des pilotes avec 63 points glanés lors des 12 premières courses de la saison) n’ont pas été jugés suffisants par Red Bull qui lui fait payer le fait d’être arrivé avec un tour de retard sur son coéquipier lors du dernier Grand Prix. Pierre Gasly terminera donc la saison dans une écurie offrant des possibilités nettement moins importante. L’enjeu et le challenge seront pourtant intéressants : reconquérir sa place chez Red Bull pour la saison prochaine, ces-derniers mettant en place une concurrence accrue entre trois pilotes pour ce sésame : lui, Alexander Albon et Daniil Kvyat, son coéquipier au sein de sa nouvelle équipe.

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Même s’il s’agit d’un coup dur et d’un frein dans son ascension, Pierre Gasly est habitué à relever des défis. Ce jeune prodige est issu d’une famille de passionnés de sports mécaniques et plus particulièrement le karting (ses grands-parents et son père furent de grands champions de ce sport), discipline dans laquelle il débuta sa carrière avec plusieurs titres de champions de Normandie, avant ceux de champion de France, puis de vice-champion d’Europe. C’est très jeune qu’il se tourna vers le monde de la monoplace (dès l’âge de 14 ans) pour intégrer l’équipe Red Bull et devenir pilote de réserve de l’écurie. Après une saison dans le Championnat de SupernFormula au Japon, il débuta en Formule 1 en septembre 2017, compétition qu’il n’a plus quittée depuis.

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Le rouennais Rilès à la conquête du monde

12 août

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La liste déjà longue (Tony Parker, Philippe Delerme, Michel Bussi, Pierre Gasly…) des rouennais s’étant imposés à l’international devrait prochainement s’allonger avec le rappeur Rilès qui s’apprête (le 30 août prochain) à sortir son album en France, mais également aux Etats-Unis, en Angleterre, dans le Maghreb… Rouennais d’origine kabyle né en 1996, il affole depuis quelques temps les compteurs. Sans avoir eu recours aux médias traditionnels, ses clips ont été vus des centaines de millions de fois sur YouTube (où il a plus d’un million d’abonnés) et son actualité est suivie assidument sur de nombreux réseaux sociaux (Twitter, Instagram et Facebook) à travers le monde.

Son parcours atypique, mais fulgurant en terme de rapidité, est marqué par une volonté farouche de garder maitrise et indépendance. Après avoir décroché un bac scientifique avec une mention très bien au passage, il se lance dans des études d’anglais, sa langue de prédilection à la fac de Rouen, tout en travaillant en parallèle comme surveillant dans un lycée de Canteleu, avant de se consacrer exclusivement à sa passion : la musique. Avec l’argent gagné via une bourse au mérite, il installe dans sa chambre de 9 mètres carrés un home-studio qu’il ne quittera plus pendant de longs mois. Autodidacte, c’est grâce à des tutoriels YouTube qu’il parfait sa créativité et ses connaissances techniques. Il produit en toute indépendance, depuis sa chambre, ses premiers morceaux, tous en anglais, qui commencent toucher un cercle d’initiés, essentiellement dans notre région. Son essor a lieu entre septembre 2016 à septembre 2017, période pendant laquelle, il s’est mis au défi d’écrire, enregistrer, mixer et produire un titre par semaine, titre publié le dimanche sur sa chaîne YouTube dans le cadre de son projet « Rilèsundayz ». Plusieurs d’entre eux rencontrent immédiatement un immense succès et tournent en boucle sur les réseaux sociaux, suscitant l’intérêt des médias et de Majors devant l’emprise du phénomène: « do it yourself » ; « Brothers » ou « Thank God » certifiés disques d’or ou de platine, trustant les hauts de classement des plates-formes musicales parmi les stars de la musique mondiale. Ses clips très originaux, dont certains tournés à Rouen, réalisés avec son équipe (pour la plupart des amis d’enfance de notre région) ont participé grandement à son succès.

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Toujours de manière indépendante, il monte une tournée en 2017, le « Jungle tour ». Il remplit les salles et donne ainsi des concerts à guichet fermés au Bataclan, au Zénith de Rouen, mais aussi au Maghreb (Maroc, Tunisie et Algérie). En mars 2018, sa jeune carrière prend un virage à 180 degrés grâce à un contrat de partenariat signé avec le label américain Republic Records, filiale d’Universal, qui, tout en lui maintenant autonomie et indépendance dans ses choix, notamment musicaux, le fait entrer dans une autre dimension. Il s’est depuis lancé dans la production d’un album très attendu qui sortira le 30 août prochain. Un premier extrait dans lequel Snoop Dogg est apparu a déjà fait saliver tous ses fans, tout en entretenant un buzz certain.

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Sa personnalité avec une part de mystère cultivée, la variété de son style mêlant l’influences des rappeurs américains qu’il affectionne, des sonorités kabyles, brésiliennes (il a longtemps pratiqué la capoeira), mais aussi venant du folk ou du hip-hop contribuent à sa singularité et préfigurent de nombreuses pistes encore inexploitées. Ses textes souvent dédiés au temps, à la fraternité et l’amitié brisée, alliés à sa voix rauque et puissante devraient l’installer pour longtemps dans le paysage musical.

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Lancement d’un nouveau festival à Rouen : les bons enfants terribles

4 août

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en quelques années, la rue des bons enfants a diamétralement changé d’aspect. Longtemps perçue comme une rue sans intérêt et pas sécurisée, elle est devenue un lieu à la mode, spécialisé dans l’art grâce aux nombreuses galeries qui s’y sont installée, sous l’impulsion des habitants et de l’action du Conseil de quartier Vieux-Marché / Cathédrale. Le 22 septembre prochain, elle sera le théâtre de la première édition du Festival les bons enfants terribles consacré à l’art sous toutes ses formes : peinture, poésie, dessin, danse, musique… Un collectif qui rassemble artistes, habitants et commerçants de la rue est à pied d’œuvre actuellement pour le monter.  

Le thème retenu pour cette première édition (les organisateurs ambitionnent de le renouveler chaque année) sera la piraterie. La rue sera transformée à cet effet en un bateau pirate géant. Les décors sont actuellement en création au Labo Victor Hugo et dans des centres de loisirs et des Ehpad. L’avant de la coque en papier mâché et une sirène trouveront place à l’entrée de la rue et une voilure sera installée entre les immeubles à pans de bois pour donner l’impression d’être à bord, pendant que de nombreux objets disséminés (coffre…) renforceront l’ambiance et l’imaginaire. 

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Les visiteurs pourront profiter de nombreuses animations au sein d’ateliers, de performances d’artistes ou d’expositions : cours de yoga, de création papier et textile, vente de cactus, street art avec des performances de graffeurs, un photomaton, des tatouages éphémères, du light painting par Kazoo… Des ateliers de mosaïque, de dessin ou encore de création de cosmétiques et de danse sont prévus, tout comme la possibilité de tester des soins naturels et thérapeutiques et des expositions qui perdureront pendant la semaine suivant l’évènement auront lieu dans les nombreuses galeries de la rue : Clautour, Léonne, Racaille, la Petite galerie…Une scène permettra d’assister à des concerts de DJ ou des chanteurs de l’Écrit normand. Partie prenante, les restaurateurs de la rue proposeront des dégustations et une guinguette, ainsi qu’un espace lounge.

Le collectif a lancé une campagne de financement participatif via le site Kisskissbank pour donner vie à ce projet.

 https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/festival-des-bons-enfants-terribles

https://www.facebook.com/events/rue-des-bons-enfants-rouen/festival-des-bons-enfants-terribles/1082468868614729/

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Doter enfin Rouen d’une véritable application smartphone pour le stationnement

24 juil

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Il est toujours bon de s’inspirer des réussites d’ailleurs. Le stationnement à Rouen est un vrai problème où la Mairie fait preuve d’une grande passivité, au grand dam des commerçants, notamment du centre ville. Il existe pourtant de nombreuses pistes à explorer. Parmi elles, la mise en place d’une véritable application pour smartphone serait judicieuse et pas si compliquée que ça à mettre en œuvre. A Rouen, une fois de plus, le minimum a été fait. Il est seulement possible à l’heure actuelle d’effectuer un paiement via son smartphone (depuis le 1er janvier 2018) et uniquement sur les nouveaux horodateurs, mais les automobilistes ne bénéficient d’aucune information, ce qui ne solutionne pas le problème de la congestion.

 La ville de Calais a mis en place une application très complète dès 2016 pour lutter efficacement contre la pollution et la congestion. Les habitants peuvent avoir en temps réel des informations cruciales par voie numérique : temps de trajet, taux d’occupation et de rotation des places de stationnement, cartographies, horaires d’affluence… Cela a permis à la ville de mieux gérer les flux d’automobiles. L’application permet en effet d’orienter les automobilistes vers des places de stationnements libres ou bientôt disponibles ou vers des rues avec une forte probabilité de stationnements accessibles.

Ils ont également la possibilité de régler le coût du stationnement en ligne. Ils peuvent via leur mobile payer un ticket de stationnement, mais aussi un titre de transport, une location de vélo, ou un autopartage. Cela présente de nombreux avantages : achat possible à distance, possibilité de prolonger ou interrompre un stationnement, en adaptant sa consommation et en payant le juste prix, réception d’un SMS de rappel avant la fin du stationnement, plus besoin de monnaie, paiement à la minute… Les agents de contrôle de la ville sont équipés de PDA connectés qui leur permettent de vérifier rapidement que les véhicules ont un stationnement actif à l’aide du numéro d’immatriculation.

 Encore un chantier à ouvrir à Rouen pour améliorer le quotidien de tous.

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Et si on désignait un maire de nuit à Rouen ?

21 juil

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Si elle soulève des problèmes (sécurité, bruit, propreté), la vie nocturne représente aussi un véritable attrait touristique et économique pour une ville. Pour développer ce capital, certaines municipalités ont élu des « maires de nuit » pour qu’ils agissent sur tous les problèmes liés à la vie nocturne. Amsterdam a joué les précurseurs dès 2003, par un vote en ligne qui a débouché sur des réelles avancées, notamment en matière de bruit. Paris a nommé un conseiller délégué auprès du premier adjoint chargé des questions relatives à la «Nuit» et s’est doté d’un Conseil de la nuit regroupant près de 200 acteurs, de la Ville, de la préfecture, professionnels ou habitants. Organe consultatif, il propose des actions pour développer et encadrer les nuits parisiennes. A Toulouse, les habitants ont élu un « Maire de nuit » qui, à la différence de l’expérience d’Amsterdam n’est pas issu des professionnels, mais parmi la clientèle. Il a entrepris une réflexion sur les 15% de travailleurs qui officient la nuit et ce, dans des domaines divers. Le Maire de Londres a lui désigné une « Maire de nuit » pour assurer la liaison entre les acteurs de la nuit et les autorités. Elle a mis l’accent sur le transport la nuit et sur la sécurité.

A Rouen, le service de l’Hygiène et de la Salubrité Publiques et la Police Municipale instruisent les plaintes pour nuisance sonore et tapage nocturne. Les nuisances sont de 2 ordres : due à un équipement : (moteurs de climatisation, musique amplifiées d’un bar ou discothèque…) : les inspecteurs de salubrité de la ville réalisent sur rendez-vous, une mesure sonométrique pour vérifier la conformité à la réglementation / due au voisinage (musique, cris, bruits de pas, chocs, bricolage, aboiements…) : l’intervention de l’équipe de prévention de la Ville peut être proposée en vue d’une médiation. Un conciliateur de justice peut également être saisi pour les différents de voisinage auprès de la Maison de Justice et de Droit. Les rouennais peuvent remplir un formulaire en ligne qui sera étudié par les services de la Police Municipale. Par ailleurs, la Ville de Rouen a signé une Charte de la vie nocturne et accompagne les organisateurs de soirées étudiantes en mettant à leur disposition une « To do list » et en répondant à leurs différentes questions.

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Quelques Chiffres , la vie nocturne à Rouen c’est : 120 bars et discothèques, 600 interventions de la police municipale pour des tapages nocturnes, 150 incidents enregistrés dans le NOCTAMBUS

L’organisation de la vie nocturne est insuffisante et ne permet pas une coexistence sereine entre les différents acteurs concernés (commerçants, associations culturelles, artistes, consommateurs, riverains…). Pourtant, de nombreuses pistes existent et sont à explorer :

- Créer une délégation au sein du Conseil Municipal permettra de développer le dialogue avec l’ensemble des acteurs de la vie nocturne et d’initier des actions efficaces contre les actes d’incivilité nocturnes et l’insécurité. Cet Adjoint aurait ainsi en charge le suivi des actions de prévention et de répression avec les forces de l’ordre, tout en travaillant au développement de la vie nocturne pour réveiller la ville.

- Extension des horaires d’ouverture des établissements municipaux comme les bibliothèques ou les musées. Créer des « oasis de nuit », des lieux d’accueil ouverts, offrant des renseignements, un accès à de la nourriture, de la culture mais aussi à des services, comme des crèches.

- Amélioration de l’insonorisation des lieux de diffusion musicale

- Révision de la Charte de la vie nocturne pour en faire un outil efficace prenant en compte toutes les dimensions de la nuit

- Extension du système des « Noctanbus »

- Diversification de l’offre nocturne avec notamment des lieux éphémères dans le respect des riverains

- Renforcement de l’éclairage de nuit

- Formations en direction des BDE (bureaux des élèves, grands organisateurs de soirées), des facs et écoles…

- Prévention auprès des gérants d’établissements sur la consommation de drogue et sur le harcèlement, en partenariat avec les pompiers, le Samu et la Ville afin de les informer pour reconnaître les symptômes, savoir comment réagir, qui appeler…

Comment relancer à Rouen des jumelages à l’arrêt ?

17 juil

 

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Le jumelage représente un « contrat » entre deux communes, sans limite dans le temps, qui recouvre un champ d’action pluridisciplinaire et la participation directe des habitants. Ils se sont développés au lendemain de la seconde guerre mondiale où l’objectif était de contribuer à ramener la paix sur le continent européen (les échanges se nouaient surtout avec l’Allemagne). Aujourd’hui, près de 7000 conventions ont été signées entre la France et le reste du monde. La Loi du 6 février 1992 vient le rappeler : le jumelage est une action communale qui doit être décidée par le Conseil Municipal et se trouve de fait placé sous la responsabilité de l’exécutif municipal. Pour qu’il fonctionne, la communauté locale doit être associée le plus possible à sa réalisation, directement ou par l’intermédiaire des associations et organisations sportives, culturelles, sociales… C’est là où le bât blesse à Rouen ! Combien de rouennais sont capables de citer nos villes sœurs et connaissent le peu d’actions mises en place ?

Pourtant, un bon partenariat de jumelage peut procurer de nombreux bénéfices à une communauté. En tissant des liens étroits entre la population, les jumelages permettent de partager des problèmes, d’échanger des opinions et de découvrir différents points de vue sur une question d’intérêt commun. Ils donnent l’occasion par exemple à des jeunes d’origines différentes de se rencontrer, de découvrir ou approfondir une langue ou une autre culture.

La Ville de Rouen s’est engagée, depuis plus de cinquante ans, dans un processus d’ouverture à l’international en Europe d’abord, avec : Norwich en Grande Bretagne, Hanovre en Allemagne et Salerne en Italie, puis l’ouverture s’est prolongée avec le continent asiatique et l’Amérique du Nord : Ningbo en Chine, Jéju en Corée du Sud et Cleveland dans l’Ohio.

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Très peu de rouennais connaissent l’existence de ces jumelages dont les actions restent confidentielles, malgré un investissement important des membres des comités, notamment celui avec Hanovre. Ils sont peu soutenus par la Municipalité qui n’y influe aucune énergie. De nombreuses pistes sont à explorer pour relancer le processus et y impliquer les rouennais. On pourrait s’inspirer des réussites d’autres communes, beaucoup plus actives et ingénieuses sur cette question :

Identifier auprès des habitants un agent municipal comme relai permanent pour les jumelages : interface entre la ville et les habitants / les comités / les villes partenaires.

Signer un pacte d’amitié avec une ville française (Orléans par exemple pour le lien avec Jeanne d’Arc) ouavec 28 villes européennes (une ville par pays membre de l’UE) : Un pacte d’amitié est un accord passé entre deux villes, peuples, afin de témoigner d’un rapprochement. Il préfigure souvent un jumelage , un accord de coopération, d’entraide, de reconnaissance, voire une alliance. Courant entre les municipalités, les pactes d’amitié peuvent permettre d’accentuer les échanges dans les secteurs économiques, mais aussi culturels. Pour le choix des villes, il sera essentiel d’impliquer les habitants (vote, sollicitation de dossiers, débats…).

Travailler avec les écoles et les jeunes : les échanges entre élèves constituent le plus souvent l’un des moments forts du partenariat, et peuvent inciter les étudiants à apprendre la langue du pays partenaire. On peut aussi lier un jumelage à e-Twinning, dans le cadre du programme e-learning de l’Union européenne qui encourage la collaboration entre les écoles en Europe via Internet.

Développer le soutien financier : L’Union européenne estime que les jumelages sont un moyen utile de mieux faire comprendre aux gens les objectifs de l’UE, de renforcer le sentiment d’une identité européenne et de rapprocher les citoyens entre eux. C’est pourquoi, en 1989, à l’initiative du Parlement européen, un programme communautaire sur les jumelages a vu le jour qui constitue une importante source de financement pour les jumelages. Le soutien aux actions de jumelage est la principale mesure en termes de budget : 11 à 14 millions € par an y sont consacrés.

Encore un chantier à ouvrir pour réveiller Rouen.

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A bord de la navette en Seine

15 juil

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Elle est opérationnelle depuis ce matin. Malgré une impression de quiétude, teintée de lenteur et nonchalance, la traversée ne dure seulement qu’à peine 3 minutes. Outre l’aspect pratique et le gain de temps, notamment pour toutes les personnes travaillant au 107 ou à la Métropole, elle permet d’avoir, le temps d’un instant, une autre vision de Rouen. Un peu comme si on redécouvrait la ville.

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Ce test devrait vite conquérir les rouennais et espérons le, renvoyer la passerelle aux oubliettes. La décision finale du nouveau type de franchissement de la Seine (navette versus passerelle) devra en tout état de cause être impérativement prise après une véritable concertation auprès des habitants

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Déjà des perspectives s’ouvrent à moyen terme : une mise en service les soirs de concert (au 106), comme cela a été fait à Sète avec une salle de spectacle, un cheminement pas seulement pour traverser le fleuve, mais également sur chacune des deux rives (exemple de Saint Paul au Min pour la rive droite) avec plusieurs arrêts, ou encore une application digitale comme à Bordeaux qui indique les horaires de passage. En attendant, les rouennais devraient être nombreux à l’approprier, par curiosité ou par intérêt. Une seule amélioration reste à faire : le débarquement sur la rive gauche, assez difficile (pente très forte et porte à pousser).

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L’Open de tennis de Rouen monte en puissance

12 juil

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Petit à petit, Rouen est en train de devenir un bastion du tennis hexagonal. Après avoir accueilli la demi-finale de la Fed Cup entre les françaises et les roumaines, la ville se prépare pour la 6ème édition de l’Open de Rouen qui aura lieu du vendredi 13 au dimanche 15 septembre prochain. 

Année après année, ce tournoi attire de plus en plus de joueurs expérimentés, tout en y incluant des amateurs, venant pour la plupart de notre région. Cette année, le tableau s’annonce relevé avec la présence de deux grands noms du tennis français : Benoît Paire, 32ème joueur mondial, vainqueur ici en 2017 et Richard Gasquet, monté jusqu’à la 7ème place mondiale il y a 10 ans déjà, qui viendra à Rouen pour la première fois et dont le palmarès contient pas moins de 15 tournois, une coupe Davis, une médaille de bronze olympique et 3 demi-finales dans des tournois du grand chelem (à Wimbledon et à Flushing Meadow).

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La précédente édition remportée par le français Gilles Simon avait réuni plus de 5000 spectateurs qui ont pu découvrir en parallèle, grâce aux nombreuses animations proposées par les organisateurs d’autres disciplines, tel le tennis fauteuil (sport adapté). La billetterie qui vient d’ouvrir devrait une fois de plus faire le plein, les prix proposés étant assez bas pour un évènement d’une telle ampleur : autour de 6 euros, ce qui contribue à en faire un succès populaire. Une bonne chose pour notre ville.

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L’allée Eugène Delacroix, le Bad buzz de Cœur de Métropole

9 juil

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La réhabilitation du centre-ville rouennais était nécessaire pour relancer l’attractivité de notre ville et offrir aux habitant un cadre de vie plus convivial. Si on peut regretter des carences sur la végétalisation, alors que de nombreuses municipalités prennent actuellement des mesures dans ce sens, la réalisation est plutôt réussie de l’avis général et apporte un vrai plus à notre ville. Toutefois, la polémique enfle sur l’allée Eugène Delacroix où le mécontentement justifié des commerçants et des riverains monte, tant les problèmes surgissent les uns après les autres.

Une fois inauguré, un premier problème soulevé par Paris-Normandie est survenu : la dégradation quasi immédiate du mobilier fraichement installé. Les bancs massifs dont l’aspect esthétique renvoyant à une image de zénitude extrême-orientale est indéniable ont été immédiatement utilisés, surtout le soir, par de nombreux skateurs, en mal de lieux pour pouvoir exercer leur sport. Le résultat ne s’est pas fait attendre avec l’apparition de nombreuses rayures, profondes pour la plupart , sur les bancs gris foncé en forme de galets disséminés sur la place. Ajouté à cela le bruit occasionné par les figures des skateurs et les attroupements, les riverains ont très vite déchanté. On attend des réactions de la Mairie, toujours aux abonnés absents pour assurer la quiétude de ce lieu.

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Ces mêmes bancs se sont vu ensuite reprocher leur aspect pratique. Ils n’ont en effet pas résisté aux grandes chaleurs du mois de juin, devenant brulants (l’association Effet de serre toi-même les a comparés à de véritables radiateurs), empêchant toute possibilité de s’y asseoir, leur finalité principale.

Cela ne s’arrête pas là. Le nouveau sujet de polémique est le coût exorbitant de l’aménagement révélé par le Poulpe, le journal en ligne d’investigation récemment créé. On y apprend que la Métropole a déboursé pour 15 bancs et 5 jardinières la somme monumentale de 341 500 euros ! Une opacité règne bien entendu sur le choix du prestataire et du modèle. Cet épisode fâcheux vient ternir le résultat réussi de cette opération. Encore une fois, on ne peut que regretter que la concertation, qui aurait peut-être permis d’éviter ces problèmes, n’ait été qu’une fois de plus une concertation de façade.

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